On associe souvent l’église de Rouffignac à Jean III de Calvimont dont l’histoire est liée au château de l’Herm construit à la même époque mais aucun document ne vient le confirmer. Mais on sait qu’en 1444, c’est la famille de Caumont qui possède la terre de Rouffignac. Charles de Caumont en hérite en 1484. Avec son frère François il peut avoir commandité la reconstruction de l’église dont les travaux se terminent en 1530.
On lit 1530 sur les médaillons des deux pilastres du portail. On remarque le fronton avec niche dont la statuette a disparu. L’encadrement du portail est entouré de motifs propres à la Renaissance, trophées, pièces d’armures, candélabres, dauphins, le tout finement sculpté dans la pierre de Lanquais Miremont dont une partie a été refaite en 1999, date marquée à gauche sur le pilastre. Au-dessus de chaque chapiteau, on remarque un diable dont les volutes sont enroulées vers le bas et de l’autre côté un ange dont les volutes s’élèvent vers le ciel.
On est surpris par son style flamboyant à l’exception du chevet. En effet, il y avait sans doute auparavant une église romane dont le chevet semble avoir été particulièrement conservé. Tout l’intérieur est inspiré de l’art de la fin du XVème siècle. On sent l’influence du début du XVIème siècle dans l’encorbellement de la tribune et dans les piliers des bas-côtés.
Les colonnes de la grande nef sont remarquables. Elles sont ceinturées par cinq nervures, séparées les unes des autres contournant en spirale les piles à colonnettes en hélices (imite le lierre). On trouve seulement six églises avec des ornements semblables : St Séverin de Paris, Ste Croix de Provins, l’Hôtel de Provins, l’Hôtel Fumé de Poitiers, St Marc des Landes dans les Deux Sèvres, Chantérac du Périgord et la vieille église paroissiale de Trélissac.
Un escalier mène à la tribune et donne accès aux trois cloches.
(source :
https://rouffignac-perigordnoir.fr/eglise-saint-germain-rouffignac-dordogne-perigord/ )