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L’Abbatiale Saint-Pierre de Brantôme


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L’abbatiale Saint-Pierre

L’église abbatiale Saint-Pierre de Brantôme est consacrée par le pape Léon III en 804. Attestée en 1157 et 1178, elle dépend alors de l’abbaye de la Chaise-Dieu.

Sa construction est sans doute entamée au XIe siècle, pour s’achever à la fin du siècle suivant.

Le clocher roman, construit sur la paroi rocheuse, s’élève à 35 mètres ; il est considéré comme l’un des plus anciens clochers de France. Il constitue l’unique vestige de l’église abbatiale d’origine. L’édifice subit en effet de très nombreuses attaques et occupations, normandes mais aussi anglaises, qui conduisent à des destructions successives de l’édifice.

Il est étrange de constater que Paul Abadie, élève de Viollet-le-Duc, en charge des restaurations au XIXe siècle, n’a pas mis fin à cette série de destructions puisqu’il a lui-même demandé à ce que l’on supprime plusieurs éléments de l’abbaye, dont le pavillon carré qui sert alors de sacristie au sud-est de l’église.

Par ailleurs, composée d’une nef unique voûtée d’ogives octopartites, l’église a un plan rectangulaire. Les huit voûtains bombés de chevet plat peuvent faire penser au style angevin.

Après la Révolution, l’église est laissée à l’abandon, avant de constituer un dépôt de mendicité départemental en 1812.

Depuis 1858, l’église abbatiale est l’église paroissiale de Brantôme, placée sous la protection de Notre-Dame, privant ainsi l’église paroissiale du XVIe siècle de ses fonctions religieuses.

SOURCES : Visites Aquitaine

Bas-relief : Don des reliques par Charlemagne de l’église abbatiale

L’église abbatiale de Brantôme est dotée d’un double vocable. Il s’agit de saint Pierre d’une part et de saint Sicaire d’autre part, ce qui est moins courant. En effet, Charlemagne dépose lui-même les reliques de cet enfant victime de la volonté du roi Hérode à Brantôme. Un bas-relief en bois représente ce don de l’empereur à l’abbaye bénédictine.

Situés dans le chœur, deux tableaux ont pour sujet la mort de saint Sicaire.Il s’agit de bois gravés peints et dorés entourés d’un premier cadre, lui-même orné de feuillage doré et entouré d’un second cadre.

Ces œuvres semblent dater du début de la deuxième moitié du XVIIe siècle, cependant cette datation n’est pas confirmée.

Le premier de ces bas-reliefs représente le don des reliques par Charlemagne à l’abbaye de Brantôme. Les soldats qui accompagnent l’empereur sont vêtus à la mode du temps de l’auteur du tableau tandis que dans le second tableau les personnages sont habillés à l’antique. Sur la gauche du tableau, on peut distinguer les moines et l’église, tandis qu’à droite se trouvent Charlemagne et sa troupe. Au centre, on remarque les reliques vers lesquelles l’empereur et l’abbé se penchent d’un même geste.

Ce tableau illustre le culte très populaire dont saint Sicaire bénéficie à Brantôme ; il est d’ailleurs classé monument historique au titre d’objet depuis le 30 novembre 1908.

SOURCES : Visites Aquitaine

Bas-relief : le Massacre des Innocents de l’église abbatiale

Dans l’église abbatiale de Brantôme, une série de six bas-reliefs en bois est conservée, dont l’un représente le Massacre des Innocents. Il jouxte un second tableau dont le sujet est le "don des reliques de saint Sicaire par Charlemagne".

Si le premier des deux tableaux présents dans le chœur concerne l’histoire locale, le second s’inscrit dans l’histoire universelle puisqu’il représente le massacre en lui-même.

Entouré d’un double cadre orné de feuillage doré, ce tableau semble dater XVIIe siècle, mais cette datation n’est pas certaine.

L’action des soldats y est directement confrontée à l’affolement des mères qui assistent impuissantes au meurtre de leurs nouveau-nés, massacre pendant lequel le roi Hérode n’apparaît pas.

Cette œuvre représente assez fidèlement la façon dont est traité le même sujet dans trois des oeuvres exposées dans la galerie des tapisseries du Vatican. Il semble donc que l’auteur ait fait une reproduction aussi exacte que possible d’une des dernières productions de Raphaël, d’une partie des cartons exécutés sur les ordres du pape Léon X pour servir de modèles aux tapisseries d’Arras qui sont exposées au Vatican.

Depuis le 30 novembre 1908, les deux bas-reliefs sont classés monuments historiques au titre objet.

SOURCES : Visites Aquitaine

Deux bas-relief extérieurs de l’église abbatiale

L’intérieur de l’église de Brantôme est abondamment décoré de bas-reliefs. Toutefois deux autres sont réinsérés dans le mur extérieur, côté chœur, problablement lors des restaurations du XIXe siècle.

Réalisés en pierre coquillère ordinaire du pays, ces bas-reliefs sont assez dégradés et leurs détails ont pour la plupart disparu, ce qui rend leur interprétation peu aisée.

Le plus grand de ces décors représente un personnage assis, de face, vêtu d’une tunique longue qui peut faire penser à saint Pierre. Le style de cette sculpture peut faire remonter son époque à une période où l’art romain exerce encore une grande influence.

La tradition monastique raconte que l’église est édifiée sur les restes d’un temple païen ; on peut par conséquent formuler l’hypothèse selon laquelle ces bas-reliefs font partie à une époque des premiers aménagements chrétiens réalisés vers la fin du IVe siècle ou au début du siècle suivant. Il est également possible qu’ils datent du VIe siècle.

Le second de ces bas-reliefs extérieurs se trouve sur la face latérale de l’église et ressemble fort au premier. Le sujet y est en position fléchie, mais il est si abîmé qu’il est difficile de l’analyser plus précisément.

Il est étonnant que Paul Abadie, restaurateur du XIXe siècle, ait choisi de réinsérer les bas-reliefs dans le mur de l’édifice rénové. Cela peut être une indication de leur grande valeur archéologique.

SOURCES : Visites Aquitaine

Deux bas-reliefs : le Massacre des Innocents et le Baptême du Christ

Dans l’église de Brantôme se trouvent plusieurs bas-reliefs, dont un est situé à l’entrée de l’église, au-dessus du bénitier.

Ces décors datent du XIIIe siècle. L’un se trouve sous le porche, au-dessus d’un ancien chapiteau aménagé en bénitier et l’autre dans l’enceinte du baptistère ; ils sont de dimension assez réduite comparativement aux autres bas-reliefs présents dans l’église.

Le premier de ces tableaux représente le Massacre des Innocents , qui est lié d’une façon particulière à l’histoire de l’édifice puisque Charlemagne y a déposé les reliques de saint Sicaire, l’une des innocentes victimes du roi Hérode. Il est séparé en deux parties bien distinctes par un relief identique au cadre périphérique ; à gauche on trouve les enfants tués par les soldats et les mères aux pieds d’Hérode et, de l’autre côté, les âmes des petits saints accueillis par Dieu.

Le deuxième de ces bas-reliefs représente pour sa part le baptême du Christ , ce qui s’accorde assez avec sa position, dans le baptistère. Composé d’un seul panneau, on y remarque le Christ, en son milieu, entouré par saint Jean Baptiste et un ange. Il importe de préciser que le Christ n’y est pas baptisé par immersion, comme c’était le cas à l’époque de Jésus, mais par aspersion.

Les bas-reliefs présents à Brantôme ne constituent pas seulement un décor à l’intérieur de l’église, mais ils fournissent également des renseignements intéressants sur les fonctions anciennes de l’édifice abbatial.

SOURCES : Visites Aquitaine

Reliques de saint Sicaire de l’église abbatiale

L’abbaye de Brantôme est fondée sous l’autorité de Charlemagne en 769. C’est d’ailleurs ce dernier qui y dépose les reliques de saint Sicaire, un des saints innocents massacrés sur ordre du roi Hérode après la naissance de Jésus à Bethléem.

On raconte que le corps de ce petit enfant est donné à Pépin le Bref par le pape de Rome Étienne II. Charlemagne, fils de ce dernier, porte cette relique avec lui durant les combats et lui attribue la plupart de ses victoires. Lorsque, devenu empereur, il dote d’une église le monastère bénédictin de Brantôme, il y dépose les ossements de saint Sicaire.

Le culte de ce saint devient très vite florissant et ses précieuses reliques font l’objet de grandes vénérations populaires. On donne d’ailleurs fréquemment le nom de Sicaire aux garçons, Sicarie aux filles.

À Brantôme a d’ailleurs lieu une grande procession en l’honneur du saint le 2 mai de chaque année.

Au moment de la Révolution, les ossements sont protégés par la bienveillance du serrurier Martel, qui les dissimule chez lui. Sa petite nièce, Marie Bonnefont, les rend à l’église et, entre 1887 et 1888, on procède à des analyses afin de vérifier l’authenticité de ces reliques.

Depuis 1888, les reliques de saint Sicaire se trouvent dans une châsse en cuivre doré réalisée par Victor Lambinet, orfèvre à Bordeaux.

SOURCES : Visites Aquitaine

Sculpture du Massacre des Saints Innocents de l’église abbatiale

Dans l’église abbatiale de Brantôme sont présentées les reliques de saint Sicaire, un des enfants tués sur ordre du roi Hérode après la naissance de Jésus. Mais depuis 1901, on trouve également une sculpture monumentale qui représente le Massacre des Saints Innocents.

Les personnages sont sculptés par Victor Zan, de l’atelier Sacreste, situé au Puy-en-Velay et constituent un ensemble en pierre imposant.

Le soldat représenté marque le spectateur par la froideur de son expression et l’indifférence qu’il semble ressentir à l’exécution de ce crime. La pointe de son poignard levé vers le ciel est quant à elle prolongée par une ligne en zigzag qui pourrait imiter la foudre divine.

Le culte à saint Sicaire est très répandu dans la région jusqu’à une époque récente, ainsi qu’en témoigne cette réalisation du XIXe siècle.

SOURCES : Visites Aquitaine

 

SystèmeDatumnotationcoordonnées Xcoordonnées Y
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Latitude LongitudeWGS84DMS0°38'50.122"45°21'52.492"

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